67 milliards cinq cent millions (67,5) de F CFA, c’est le montant sollicité par la communauté humanitaire pour financer 52 projets afin de répondre aux besoins des populations nécessiteuses. Il s’agit de 1,7 millions de personnes affectées par l’insécurité alimentaire, de 530 millions d’enfants souffrant de malnutrition et de 50 mille réfugiés maliens au Burkina Faso. La cérémonie de lancement de l’appel global de 2013, après celui de 2012, a eu lieu le 1er mars 2013 à Ouagadougou.
Selon le coordonnateur humanitaire, Pascal Karorero, quatre priorités stratégiques ont été dégagées pour l’année 2013. Il s’agit de fournir une assistance humanitaire aux populations souffrant ou menacées par l’insécurité alimentaire tout en mettant en œuvre des activités de relèvement rapide. Une autre priorité est de fournir une assistance humanitaire aux enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë, modérée ou sévère. Aussi, prévenir, contrôler les épidémies et réduire les taux de morbidité et de mortalité constituent des priorités stratégiques. En plus de ces objectifs premiers, il s’agira de fournir une assistance multisectorielle aux réfugiés du Mali et/ou déplacés potentiels tout en soutenant les communautés d’accueil.
« La procédure d’appel global » ou encore l’appel humanitaire consolidé est aussi connu sous ces initiales CAP en anglais.
A en croire le coordonnateur humanitaire, le CAP 2012 avait permis de mobiliser environ 43 milliards de F CFA qui ont permis de financer les projets soumis par les organisateurs humanitaires œuvrant au Burkina Faso.
Pascal Karorero a expliqué que les organisations impliquées dans l’appel 2013 partageront, avec OCHA (Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires), les informations sur la mise en œuvre des projets répertoriés. OCHA, à son tour, mettra ces informations à la disposition de toute la communauté humanitaire. Cela permettra de faire le suivi de l’impact des efforts et d’identifier les insuffisances, à en croire Pascal Karorero.
L’appel 2013 s’inscrit dans un contexte d’inclusion
Il a, par ailleurs, noté que l’appel 2013 s’inscrit particulièrement dans un contexte d’inclusion progressive d’une stratégie de résilience. Laquelle stratégie vise à aider les communautés à faire face aux chocs récurrents et à développer des activités de nature à réduire leur vulnérabilité. « Nous serons disponibles pour accompagner le gouvernement dans l’opérationnalisation de cette stratégie », a-t-il mentionné.
A ce jour, seulement 4% du montant total a été collecté, a affirmé le coordonnateur humanitaire. Le ministre de l’Action sociale et de la solidarité nationale, Mahama Zoungrana, a, de ce fait, lancé un appel à tous les citoyens à faire parler leur cœur. « Nous sommes tous des bailleurs de fonds potentiels », a-t-il soutenu.