Forte d’une dizaine de membres, la délégation algérienne était composée entre autres de réalisateurs, de cinéastes et d’une journaliste. La réception qui lui a été offerte est une tradition que la diplomatie algérienne perpétue à chaque fois qu’elle reçoit une délégation, a laissé entendre l’ambassadeur Abdelkrim Benchiah. Elle a permis à la délégation de communier avec celui-ci et son épouse Rahima Benchiah et de déguster les précieux mets concoctés en son honneur. Cette réception a été aussi une occasion pour le diplomate algérien d’échanger à bâtons rompus avec ses invités dont le Directeur général des Editions ‘’Le Pays’’, Cheick Beldh’or Sigué, qu’il a remercié d’avoir répondu à son invitation. Il a, du reste, évoqué la possibilité d’échange entre les médias algériens et ceux du Burkina. Pour l’ambassadeur algérien, les films que ses compatriotes ont présentés à la biennale du cinéma ont un impact sur les plans social et culturel.
Des films très expressifs
Les films qu’il a suivis sont, a-t-il affirmé, très expressifs. Une grande partie d’entre eux, a-t-il ajouté, traitent des problèmes d’actualité, notamment le terrorisme, la migration clandestine, etc. Comme c’est le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, elle a participé avec un film qui retrace un peu son histoire, la colonisation avec tous ses revers…, a-t-il indiqué. Mais l’ambassadeur Abdelkrim Benchiah s’est voulu prudent en ce qui concerne les prix, en l’occurrence, le lauréat de l’Etalon d’or. Toutefois, il a souhaité que son pays puisse engranger d’importants prix comme lors des éditions antérieures. Il a jugé l’affluence de cette 23e édition du FESPACO importante car les salles de cinéma qu’il a visitées étaient quasi pleines. Ce qui signifie, a-t-il estimé, qu’il y a un intérêt, cette curiosité de l’homme africain à découvrir toujours une réalité qu’il ignore. Réagissant sur le débat du numérique au sein du monde cinématographique, l’ambassadeur algérien a trouvé que l’on ne peut pas refuser la modernité. Il faut que tout le monde s’y mette, a-t-il soutenu. A l’en croire, son pays participe aux différentes éditions du FESPACO avec des films et ce, depuis sa création. L’Algérie a remporté entre cinq et six prix spéciaux à l’édition passée, a-t-il précisé. Pour sa part, le réalisateur Hamid Benamra s’est dit heureux d’avoir participé à cette 23e édition du FESPACO avec son film intitulé ‘’Bouts de vie, bouts de rêve’’. Il a dit avoir été ému de voir une salle pleine lors de la projection de son film au Ciné Burkina. Aussi a-t-il rendu hommage à sa défunte mère, à son épouse et à ses aînés qui ont remporté l’Etalon d’or au FESPACO. L’homme qui revendique fièrement son identité africaine dit n’être pas un politicien mais un homme qui réalise des films sincères. ‘’Bouts de vie bouts de rêve’’ est un film qui parle des révolutionnaires, les vrais et non de ceux de Facebook. C’est un film qui raconte l’histoire d’un Algérien qui fait le portrait de personnalités engagées, a-t-il souligné. Il a dit avoir versé des larmes lorsqu’il a reçu le mail confirmant la retenue de son film qui rend hommage à beaucoup d’Africains. Selon le cinéaste Hamid Benamra, c’est un honneur que les officiels algériens ont fait à la délégation en lui offrant cette réception.