L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) est présente au FESPACO (festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou). Pour cette édition de 2013, elle s’est présentée aux hommes de médias ainsi qu’à des acteurs du monde du cinéma. Dès l’entame des échanges, Sandra Coulibaly, sous- directrice de la direction de la Diversité et du développement culturels à l’OIF, a donné la vision que l’institution porte sur la culture de façon générale et sur le cinéma en particulier. Le cinéma est perçu comme un secteur stratégique de développement. Depuis la création de l’OIF, dira Sandra Coulibaly, une politique culturelle a toujours été adoptée et vise à accompagner les pays membres dans leur politique culturelle ainsi que les acteurs du cinéma. « L’OIF a identifié le secteur de l’audiovisuel comme un secteur stratégique en termes de croissance et de développement socioéconomiques et culturels pour le continent africain, mais également un enjeu de la diversité sur les écrans », a souligné la sous-directrice. Les Etats l’ont compris ; en témoigne l’importance des productions nationales.
L’OIF a mis en place un programme de politique nationale de développement des industries culturelles et une stratégie numérique adoptée lors du dernier sommet de la francophonie en République démocratique du Congo (RDC) est également mise en œuvre. C’est au regard des changements et des mutations que l’OIF met en place toutes ces politiques afin d’accompagner les Etats. Les fonds de garantie existants au niveau de l’OIF sont au nombre de trois : au Maroc en partenariat avec la Caisse centrale de garantie, en Tunisie avec la Société tunisienne de garantie et en Afrique del’Ouest avec la BID de la CEDEAO. Pour accompagner et permettre aux professionnels d’être informés sur les appels à proposition, il a été créé le site :www.imagesfrancophones.org.
En somme, l’organisation vise « à favoriser l’accès des créations audiovisuelles du Sud aux circuits de diffusion, de distribution et d’exploitation mondiaux ; contribuer à l’amélioration de la qualité de programmation des télévisions nationales du Sud ; élever le lot de programmes des télévisions nationales et renforcer le rôle culturel du cinéma et de l’image ; contribuer à la coopération de l’audiovisuel par le biais de coproduction et de partenariat ; mutualiser les moyens existantsavec des partenaires engagés pour un meilleur suivi des projets retenus ».Avec de tels objectifs, l’OIF a décidé d’intervenir dans quatre axes principaux que sont, l’aide à la production, à la promotion et à la mise en marché, l’aide à l’exploitation et l’aide à la formation.
Malgré le rôle combien important que joue le secteur de l’audiovisuel, il reste menacé par la piraterie. Au niveau de l’OIF, on dit en être conscient et le travail doit se poursuivre quant à la protection des œuvres.
Des hommes de médiaset des cinéastes ont voulu ensuite en savoir plus sur la lourdeur des conditions à remplir et sur la question du soutien à la jeune génération.