La problématique de l’accès au financement interpelle tous les acteurs du développement du pays sur l’urgence de travailler pour le développement des petites entreprises, a souligné Birahima Nacoulma, président du Conseil d’administration de la MEBF. C’est à cet effet qu’il a loué le choix de l’AFD, accompagner le développement des petites entreprises par la facilitation de leur accès au financement bancaire. Aussi, a-t-il ajouté, la réalisation de ce projet va être d’une grande contribution économique et sociale de ce groupe cible dans la création des richesses nationales et la lutte contre le chômage. A cet effet, une cérémonie de lancement du projet a été organisée par la MEBF, le 28 février 2013 à Ouagadougou. Il s’est agi de présenter, entre autres, la problématique, les objectifs et les critères d’éligibilité du projet. Selon Timothée Ouoba, le chef de service d’accompagnement du projet, le projet de facilitation d’accès au financement vise l’accompagnement des entreprises de petite taille afin de favoriser leur accès au financement et leur permettre de pouvoir mettre en place des crédits d’investissement. Il vise également, a-t-il poursuivi, à faciliter l’acquisition d’un certain nombre de services. Lesquels services sont : diagnostiquer les problèmes que les entreprises rencontrent, préciser sur la base des diagnostics celles qui peuvent être un potentiel en vue de les accompagner à avoir accès à un crédit, les aider à monter un plan d’affaire et les former à la gestion de leur plan d’action. Il a soutenu que les services visent aussi l’établissement de la confiance entre l’entreprise et son banquier.
Plus d’implication des bénéficiaires et des partenaires
Pour le chef de service d’accompagnement du projet, les banques veulent très souvent financer des projets mais le problème réside au niveau de la gouvernance. Après le diagnostic, une contribution forfaitaire est exigée de la part de l’entreprise retenue, signe de son implication réelle dans le processus. Ce projet financé par l’AFD à hauteur de 500 000 euros s’étendra sur deux ans. Il va couvrir trois services que sont la communication, les services d’appui/conseil et l’assistance technique, a expliqué Timothée Ouoba. Quant à Bernard Zougouri, secrétaire général du MICA, il a circonscrit les contraintes que rencontrent les petites entreprises. Au nombre de ces dernières, il a mentionné la faiblesse des capacités managériales et techniques, la pression fiscale et les difficultés d’accès aux marchés. M. Zougouri a aussi noté que l’étude sur la survie des entreprises, réalisée en 2010 par la MEBF, a relevé que près de 40% des petites entreprises représentant 80% du bassin des entreprises font faillite avant leur troisième anniversaire, faute de financement et de mauvaise gouvernance. Ce, en dépit de l’effort que fournit le gouvernement. En effet, a-t-il ajouté, depuis 2006, le gouvernement et ses partenaires ont permis la création de plus de 5 000 entreprises chaque année. Selon lui, cette initiative participe ainsi au renforcement des efforts du gouvernement pour le développement du secteur privé. Le SG du MICA a invité les partenaires financiers à adhérer au projet en participant efficacement au financement en vue de permettre la mise en œuvre du projet d’investissement.
Qu’est-ce que l’ADF ?
L’Agence française de développement (AFD) est une institution au service de la coopération. Elle est présente sur 4 continents où elle finance des projets de développement dans plus de 90 pays avec un réseau de 70 agences et bureaux de représentation dans le monde. De par ses missions, l’AFD finance et accompagne des projets et programmes de développement qui soutiennent une croissance économique plus durable et partagée, améliorent les conditions de vie des plus pauvres, contribuent à la préservation de la planète et aident à stabiliser les pays fragiles.
Source : dossier de presse