Comment relancer le cinéma africain ? Telle est la problématique de la rencontre tenue par le Fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel (FPCA). Cette question a été au centre des échanges des membres du comité d’orientation transitoire du FPCA. Les membres du comité d’orientation transitoire, sous la houlette de Alimata Salembéré, invitée d’honneur du FESPACO 2013, eu regard à l’état actuel du cinéma africain, se sont laissés convaincre qu’il est temps que ce secteur d’activité soit soutenu. Ainsi, après les temps de gloire, le cinéma africain connait actuellement des difficultés. Ces difficultés se déclinent en la fermeture des salles de projection déjà en nombre insuffisant, au manque d’entretien et en la concurrence de la vidéo. Quant à l’encadrement, les problèmes sont également légion : le manque de soutien par les politiques publiques et un cadre juridique pas très adapté. En parcourant les conclusions du comité d’orientation transitoire, il ressort une insuffisance des infrastructures industrielles nécessaires à la chaîne de production et de fabrication des films qui dépendent d’ailleurs de l’offre étrangère.
Solutions
C’est à ces difficultés que l’association du Fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel (FPCA) entend trouver un solutionnement. Le Fonds, pour marquer son caractère panafricain, prend en compte les préoccupations des acteurs du monde du cinéma et de l’audiovisuel de toutes les régions de l’Afrique et ajoutent à celles-ci, les diasporas. L’objectif global est de mettre à la disposition des cinéastes du continent des projets audiovisuels importants pour l’image de l’Afrique toute entière. Ainsi, il s’ouvrira d’une part à tous les créateurs en mettant l’accent sur les jeunes et l’équilibre du genre, et d’autre part aux bonnes volontés publiques et privées désireuses de soutenir financièrement la création audiovisuelle africaine.
Dans son intervention, Alimata Salembéré, ancienne directrice de la culture de l’OIF, a salué non seulement l’initiative de travailler à doter le cinéma et l’audiovisuel panafricain d’un Fonds mais aussi l’implication de tous pour la tenue de la rencontre du comité d’orientation transitoire à Ouagadougou. Elikia M’bokolo, qui représente l’Afrique centrale, a rappelé tout l’intérêt que le président de l’OIF, Abdou Diouf, porte à ce fonds, puisque ce dernier a pris l’initiative d’associer tout le monde.
A cette étape des travaux, le comité d’orientation transitoire est à pied d’œuvre pour élaborer un cadre juridique nécessaire au passage à l’étape cruciale de la recherche des sources de financement. Il convient de noter que le comité est composé de représentants des différentes régions de l’Afrique.
Pays africains et organisations ayant déjà annoncé leur soutien au FPCA :
Pays : Bénin, Burkina Faso, Burundi, République centrafricaine, République démocratique du Congo (RDC), Côte d’Ivoire, Gabon, Gambie, Madagascar, Maroc, Sénégal, Tchad, Tunisie.
Organisations : Associations des réalisateurs professionnels algériens (ARPA), Ecole de cinéma Blue Nile (Ethiopie), Chambre nationale des producteurs de films (CNPF) du Maroc, Chambre nationale des producteurs de films et Association des cinéastes tunisiens (Tunisie), Institut gabonais de l’image et du son (IGIS) (Gabon), La Normandie (Salle de cinéma) au Tchad.
Source : Document de presse