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Le Pays N°5587 du jeudi 17 avril 2014
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AVIS ET ANNONCES
la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso, lance pour le compte de ladite société, un avis a manifestation d’intérêt pour :

- Recrutement de trois consultants individuels pour l’actualisation des études
et le suivi-contrôle des travaux

PDF - 79.1 ko
Cliquez ici pour télécharger l’avis

- Recrutement d’un consultant (cabinet) pour la réalisation des études d’actualisation, d’adaptation, d’implantation d’infrastructures hydrauliques pastorales ;
du suivi-contrôle et de coordination des travaux dans les zones pastorales de Bagrépôle.

PDF - 91.3 ko
Cliquez ici pour télécharger l’avis

- Recrutement d’un consultant (cabinet) pour la réalisation des études techniques, le suivi, contrôle et la coordination des travaux de construction de trente villas économiques à Bagré au profit de Bagrépôle.

PDF - 85.6 ko
Cliquez ici pour télécharger l’avis

- D’autres annonces : cliquez ici


LE GROUPE DE PRESSE

Nous écrivons depuis plus de 20 ans. Maintenant, nous parlons et nous écrivons.
Grâce à  radio « Wend-panga » basée à Ouahigouya, émettant sur 92.3 FM 

Les Editions Le Pays, le premier groupe de presse privée au Burkina


Interdit de sourire

Derrière l’expression française

En avoir plein les bottes : être fatigué d’avoir trop marché.

Ex. : Mesure la distance que nous avons parcourue ! J’en ai plein les bottes !

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jeudi 17 avril 2014

INTERVENTION AU NORD- MALI

  Ce qu’en pensent les Burkinabè
Publié le mercredi 6 février 2013

Page visitée 67 fois

La situation au Nord Mali fait la Une de l’actualité ces derniers jours avec l’intervention militaire française et l’envoi de soldats par certains pays de la CEDEAO dont le Burkina Faso. A travers ce micro-trottoir, nous avons recueilli les avis de quelques citoyens burkinabè sur cette intervention qui, de l’avis des uns, est la bienvenue même si, pour les autres, il fallait privilégier le dialogue.

Moussa Nikièma, commerçant

« Je préférais la médiation à une intervention militaire »

« Je préférais la médiation à une intervention militaire parce que nous avons vu le cas de la Côte d’Ivoire il n’y a pas longtemps où, entre-temps, il y a eu des problèmes pour sécuriser le pays. A moins qu’il n’y ait d’autres solutions que la guerre. Quand les choses virent à une intervention militaire, il y a de quoi avoir peur. La vie devient plus dure pour les populations surtout les femmes et les enfants qui ne savent plus où se mettre. C’était mieux que l’on trouve une autre solution. Les Français visent leurs intérêts en intervenant au Mali. Cela fait plus de 50 ans que nous sommes indépendants et nous ne pouvons toujours pas nous défendre, qu’est-ce que cela veut dire ? Sommes-nous vraiment indépendants ? Si oui, pourquoi faut-il que l’on ait toujours recours aux Français pour nous sortir du pétrin ? Sincèrement je ne suis pas content de cela. Le Burkina aussi a mis du temps avant d’envoyer des soldats au Mali, il fallait le faire bien avant. Que Dieu aide le Mali à retrouver la paix ! »

Amado Conombo, homme d’affaires

« La guerre ne peut résoudre un tel problème »

« La médiation qu’avait commencée le président Blaise Compaoré était préférable à l’intervention militaire. Je pense qu’en intervenant militairement, on peut finir par détruire le pays parce que dites-vous que le Mali n’a ni cacao, ni fer. Combien de temps va-t-il mettre pour se reconstruire ? La guerre ne peut résoudre un tel problème. Pour ce qui est de l’envoi de soldats burkinabè, c’est appréciable parce qu’on est voisin au Mali et en Afrique, quand le voisin a un problème, on se sent immédiatement concerné. De plus, nous faisons partie de la CEDEAO et notre président est bien connu dans les médiations et j’apprécie le soutien que le Burkina apporte au Mali. Je prie Dieu pour que la paix revienne au Mali parce que la situation nous touche aussi. Petit à petit, ça peut nous arriver aussi. De plus, nous avons des parents qui vont payer des marchandises là-bas pour venir revendre ici et, avec cette crise, tout est bloqué. »

Hyliasse Dianda, réparateur d’appareils

« On a trop laissé faire les envahisseurs »

« Ce qui se passe au Mali actuellement ne me plaît pas. On a trop laissé faire les envahisseurs avant de penser à une intervention militaire. Il fallait le faire depuis longtemps. Ces gens qui se réclament de l’Islam ne sont rien d’autres que des disciples de Satan. La religion ne prône pas de telles méchancetés. Il ne fallait même pas que le Mali ouvre ses frontières à de tels individus parce que je sais qu’ils sont venus de la Libye pour se réfugier au Mali avec des armes de guerre très puissantes et, maintenant, c’est le pays qu’ils veulent occuper. S’il ne tenait qu’à moi, les Français n’ont qu’à tout bombarder, tout ce qui se trouve dans le désert. Il ne faut laisser la chance à aucun rat de s’échapper pour peu que les populations soient à l’abri des tirs. Cette crise n’est même pas fortuite à mon avis, les djihadistes doivent avoir des complices dans le pays pour se permettre de telles actions. Ce ne sont ni de vrais soldats, ni de vrais rebelles parce qu’un vrai rebelle doit travailler à défendre pas à détruire. Que Dieu sauve le Mali. »

Souleymane Kaboré, ressortissant de Zorgho, débrouilleur

« Qu’on les bombarde s’il le faut »

« Au début de la crise, je n’avais jamais souhaité une intervention militaire mais comme les choses ont pris une autre ampleur, on ne peut qu’apprécier. Tous les jours, nous voyons à la télévision que les rebelles ont violé ou tué des innocents et ces mêmes rebelles se prétendent de l’Islam, ce qui n’est pas juste à mon avis. La religion ne commande pas de tels actes. Qu’on les bombarde s’il le faut. Nous avions privilégié la négociation mais, comme c’est ainsi, que les Français les détruisent comme ils peuvent pour libérer nos frères maliens. S’il y a la paix au Mali, il y a la paix au Burkina Faso ; mais s’il y a la guerre là-bas, nous non plus, nous ne sommes pas tranquilles ici. »

Lucien Sawadogo, vendeur de portables

« Cette crise n’a que trop duré »

« Que les Français les bombardent d’un seul coup afin qu’ils cessent d’importuner les populations. Nous sommes fatigués d’entendre tous les jours que Dieu fait qu’ils ont violé ou tué quelqu’un. Les bombardements vont faire des victimes collatérales, mais au moins, cela mettra fin à cette crise qui n’a que trop duré. Pour ceux qui disent que les pays africains sont indépendants et devraient être en mesure de se défendre seuls, je leur réponds que cette indépendance n’est qu’une indépendance de façade. Nous ne pouvons pas nous en sortir sans les Occidentaux dans certains domaines. Que le Tout- Puissant apporte la paix au Mali. »

Norbert Tapsoba, employé de commerce

« Je ne cautionne pas trop les bombardements parce que des innocents pourraient en être victimes »

« Si les rebelles ont osé ce qu’ils font actuellement au Mali, c’est qu’ils ont du soutien quelque part. Il se peut que ceux qui prétendent aider le Mali avec les interventions soient les complices des rebelles, sinon d’où viennent-ils ? Ils ne peuvent pas débarquer de nulle part et venir occuper une partie du pays. Je ne cautionne pas trop les bombardements parce que des innocents pourraient en être victimes. Nous souhaitons tous que la paix revienne au Mali. »

Souleymane Boudo, marchand ambulant

« C’est normal que la France prête main forte au Mali »

« On a essayé la médiation, cela n’a pas marché, c’est donc la dernière solution. Et c’est normal que la France prête main forte au Mali sur sa demande. Si les Français avaient débarqué sans le consentement des Africains, je m’y serais opposé mais dans ce cas de figure, on ne peut que les féliciter pour avoir répondu à l’appel du Mali. Vivement que la paix revienne dans ce pays voisin. »

Propos recueillis par Christine SAWADOGO

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