C’est devant une grande foule de militants CDP que la cérémonie d’ouverture des Journées parlementaires a eu lieu le vendredi 1er mars 2013.
Prenant la parole, le Secrétaire général (SG) de la section provinciale CDP de l’Oubritenga, T. Jean Baptiste Sawadogo, a souhaité la bienvenue à Ziniaré, aux honorables députés.
Il a salué le choix de Ziniaré pour abriter les premières Journées parlementaires de la cinquième législature du parti au pouvoir, le parti des grands défis, des grandes victoires. Pour lui, c’est à l’issue des consultations sur les réformes politiques au Burkina que les couches sociales ont accepté d’instaurer le bicaméralisme afin de mieux affiner le travail parlementaire.
« En choisissant de vous y pencher dès l’entame de votre mandat, vous venez de servir le mieux possible le peuple burkinabè », a-t-il précisé. Pour le SG, c’est cette reconnaissance du peuple qui a valu le raz-de-marée qui a sanctionné les élections couplées de 2012, surtout dans l’Oubritenga où il a été enregistré près de 90% des chiffrages exprimés en faveur du CDP aux législatives. Quant aux municipales, 98% des votants ont porté leur choix sur le CDP. A l’en croire, le CDP a ses deux députés et contrôle toutes les mairies dans l’Oubritenga. Il a rappelé que les militants CDP de l’Oubritenga et du Plateau Central restent toujours engagés derrière le parti.
Quant au président de la cérémonie, Alain B. Yoda, il a affirmé que le CDP a toujours répondu présent aux concertations proposées par les plus hautes autorités du pays car, c’est de celles–ci que l’on crée les conditions objectives du développement.
Pour lui, le Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP) fait partie de ces concertations d’importance. Il a précisé que c’est à l’issue des débats du CCRP que le consensus s’est fait autour de la mise en place d’un parlement à deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat.
« Le Burkina se distingue par sa combativité »
Pour le président du groupe CDP, il est certain qu’avec le Sénat, il y aura un élargissement des bases du débat démocratique. Il a justifié cela par le fait que les collectivités territoriales, la société civile dans toute sa composante, les femmes, la diaspora pourront discuter des initiatives législatives. Pour lui, cette participation plurielle aura des chances de produire des lois plus consensuelles et plus proches des préoccupations des citoyens.
Il est revenu sur l’instabilité et les menaces sécuritaires extrêmes que connaît actuellement la sous-région et à ce sujet, il a ajouté que le CDP apportait sa solidarité et son soutien au vaillant peuple malien dans sa lutte justifiée pour la reconquête de l’entièreté de son territoire national. Il a traduit les félicitations du groupe parlementaire au gouvernement burkinabè pour son engagement tant politique que militaire aux côtés du peuple frère du Mali pendant cette période difficile. Pour lui, le Burkina s’est toujours distingué par son ardeur au travail, sa combativité et sa solidarité. C’est le cas des Etalons à la dernière CAN. Il a terminé en disant que le Burkina vient de donner la preuve qu’il gagne toujours là où on ne l’attend pas, le CDP aussi, avant de déclarer ouvertes les premières Journées parlementaires.
A l’issue de la cérémonie d’ouverture, deux communications ont ponctué la suite des travaux. Il s’agit de celle du ministre d’Etat Arsène Bongnessan Yé qui a porté sur la composition, l’organisation et les attributions du Sénat et celle du député Mélégué Traoré relative aux relations fonctionnelles habituelles entre l’Assemblée nationale et le Sénat.
Les travaux se sont poursuivis le 2 mars. Les parlementaires ont eu à échanger tour à tour avec le Premier ministre, Luc Adolph Tiao, le Président de l’Assemblée nationale, Soungalo Ouattara, et le Secrétaire exécutif national (SEN) du CDP, Assami Koanda.