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Le Pays N°5587 du jeudi 17 avril 2014
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la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso, lance pour le compte de ladite société, un avis a manifestation d’intérêt pour :

- Recrutement de trois consultants individuels pour l’actualisation des études
et le suivi-contrôle des travaux

PDF - 79.1 ko
Cliquez ici pour télécharger l’avis

- Recrutement d’un consultant (cabinet) pour la réalisation des études d’actualisation, d’adaptation, d’implantation d’infrastructures hydrauliques pastorales ;
du suivi-contrôle et de coordination des travaux dans les zones pastorales de Bagrépôle.

PDF - 91.3 ko
Cliquez ici pour télécharger l’avis

- Recrutement d’un consultant (cabinet) pour la réalisation des études techniques, le suivi, contrôle et la coordination des travaux de construction de trente villas économiques à Bagré au profit de Bagrépôle.

PDF - 85.6 ko
Cliquez ici pour télécharger l’avis

- D’autres annonces : cliquez ici


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Nous écrivons depuis plus de 20 ans. Maintenant, nous parlons et nous écrivons.
Grâce à  radio « Wend-panga » basée à Ouahigouya, émettant sur 92.3 FM 

Les Editions Le Pays, le premier groupe de presse privée au Burkina


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vendredi 18 avril 2014

PAYS AFRICAINS

  L’émergence, un rêve gratuit
Publié le mardi 26 mars 2013

Page visitée 399 fois

L’Afrique du Sud accueille le sommet des Etats dits émergents sur la scène internationale. Rappelons que dans le domaine des relations internationales et stratégiques, avec la fin de la guerre froide et l’irruption de la mondialisation, les Etats désignés comme émergents sont au nombre de cinq : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Le pays hôte de ce sommet ; l’Afrique du Sud, est le seul pays du continent à faire partie des pays dits émergents. Par leur réussite économique spectaculaire, ces fameux BRICS ont réussi à entraîner et surtout impulser un remodelage de la vie internationale.
La Russie, l’Inde et la Chine, sont des Etats puissants, car dotés d’armes nucléaires. Ce sont aussi des Etats fortement industrialisés. Soulignons que lorsque ces Etats ont décidé de devenir des puissances nucléaires et après avoir pris le soin de bien identifier leurs intérêts stratégiques vitaux, ils se sont donné tous les moyens pour les réaliser. Le niveau de développement économique et militaire des BRICS n’est donc pas le fruit du hasard, encore moins celui d’une imagination volatile.

Or, de manière étrange, voire quasi-mystique, le thème de l’émergence devient de plus en plus un thème dominant dans les débats liés au développement sur notre continent.
D’où vient ce pseudo-concept ? Et que cache-t-il en réalité ? Philosopher, c’est créer, voire fabriquer des concepts, car le concept, comme l’écrit Hegel, c’est la vie.
Curieusement, le « concept », la « notion » d’émergence n’émane pas du tout des milieux philosophiques. Comme bon nombre de notions farfelues qui polluent l’imagination réflexive des individus, dans toutes les sociétés actuelles, l’émergence est une pseudo-théorie fabriquée de toutes pièces par les animateurs de ce qu’on nomme les « Think Tank ». Certes, le souhait pour un individu ou une collectivité humaine d’émerger reste une aspiration légitime non négligeable. Mais qu’est-ce qu’un souhait dont la raison d’être est qu’il ne puisse jamais se réaliser ou pas près de se réaliser ?

Et on a l’impression que, sur le continent, l’usage récurrent du thème de l’émergence est plus émotionnel que rationnel. Aucun concept n’est parfait. Mais l’émergence, telle qu’elle est prônée par nombre de dirigeants et responsables politiques africains, finit par devenir une doctrine totalement irrationnelle. En vérité, il s’agit d’un slogan. Or, l’essence même d’un slogan, c’est qu’il empêche de penser et de se poser les bonnes questions pour aboutir aux bonnes solutions.
Malheureusement en Afrique, quand nous sommes devant des problèmes concrets qui nécessitent des décisions ou des choix stratégiques et que nous ne pouvons résoudre, nous fabriquons des slogans. Or, ce que vous êtes et ce que vous faites sont intrinsèquement liés. Pour que ce « concept » d’émergence puisse régir la nouvelle organisation politique et économique de nos sociétés, il faut d’abord se dire que la question-clé reste celle de la vision stratégique. Comment se fait-il que sur les 500 meilleures entreprises les plus performantes du continent, la quasi-totalité soient sud-africaines ?

La doctrine de l’émergence reste une démarche foncièrement idéaliste fondée sur l’espoir que même sans se donner les moyens nécessaires, nos pays, comme par miracle, deviendront économiquement puissants. Or, par définition, la puissance, ça se construit, ça ne se décrète pas. En vérité, nous sommes ici dans une véritable « guerre des idées » aux implications politiques immenses. Pour émerger, il y a des règles et des principes à observer et surtout des actions à mener. Et, il est plus facile d’imiter que d’inventer des solutions véritables à nos problèmes, surtout dans le domaine économique. Comme l’a si bien résumé Robert Cooper, « il est possible d’identifier les trois étapes du développement de l’Etat aux trois types de l’économie : l’agriculture dans l’Etat pré-moderne, l’industrie dans l’Etat moderne, les services postindustriels et l’économie de l’information dans l’Etat post-moderne ».

Le drame ici, vient du fait ce que nos Etats pré-modernes n’arrivent pas du tout à impulser le développement économique, surtout qu’ils sont coupés de la société qu’ils prétendent faire émerger. En tout cas, pour émerger, commençons d’abord par déconstruire, au sens derridien, ce pseudo-concept. En attendant, à l’heure actuelle, l’émergence reste un désir, qui renvoie lui-même à une sorte de rêve gratuit. Car ici, il y a un prix à payer.

Abdoulaye BARRO

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2 Messages

  • PAYS AFRICAINS 27 mars 2013 05:21, par McArthur de Montréal

    Ah les journalistes burkinabé de l’ère post-Norbert Zongo ! Ayez le courage d’appeller un chat par son vrai nom. C’est au Burkina Faso seulement qu’on utilise le mot émergence sans savoir ce à quoi ça rime, sinon les autres pays africains l’utilisent avec pertinence et sérieux. Par exemple, le programme de ADO est de faire la Côte d’ivoire une économie émergente en 2025 et ça c’est du sérieux. Je suis convaincu qu’il va y parvenir car il s’y est investi. ADO n’utilise pas le pouvoir comme moyen d’enrichissement familial contrairement à ce qui se passe au Burkina.Le Ghana aussi est en voie de devenir un pays émergent dans la décennie a venir. Par contre, au Burkina Faso, le mot émergence est un mot de propagande politique et de démagogie utilisé par un vieux "capitaine" usé physiquement et intellectuellement, qui a fait irruption dans l’histoire du Burkina de façon sanglante. Un vrai porte-malheur qui n’a jamais eu une ambition de développement pour le Burkina Faso. On ne devient pas émergent qui veut. Dans un pays où l’enseignement supérieur et l’intelligentsia sont sacrifiés sur l’autel des intérêts mesquins d’un individu semi-lettré, on ne peut parler d’émergence. Dans un pays où les classes sont pléthoriques, avec plus de 120 élèves par classe et où un fonctionnaire peut stock impunément des milliards dans sa chambre, l’émergence est utopique. Dans un pays où une seule famille s’est accaparé toute l’économie, érigé des monopoles familiaux, et se distribuant les marchés publics comme des arachides, on ne peut parler d’émergence. Dans un pays où la justice est aux ordres, on ne peut espérer une émergence. Dans un pays à 80% analphabète, l’émergence est un serpent de mer. Le Burkina sera peut-être un pays émergent, ou même un pays développé, mais ce n’est pas Blaise qui conduira le pays vers cette émergence. Ce qu’il n’a pas pu faire en 25 ans de pouvoir, il ne le fera jamais, quel que soit le temps qu’il restera au pouvoir. Il a beau baptiser des hôpitaux en son nom, mais les Burkinabé intelligents se rappelleront de lui comme un prédateur au service de sa famille. Pas plus.

    STP, webmaster, arrête la censure.

    McArthur de Montréal.

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    • PAYS AFRICAINS 27 mars 2013 10:16, par Tapsoba® (de H)

      « Les illusions tombent l une après l autre,comme les écorces d un fruit,et le fruit,c est l expérience.sa saveur est amère. » a dit Gérard de Nerval.C est sans commentaire !

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