Le LNSP en course pour l’accréditation à ISO 17025 Publié le lundi 10 octobre 2011 Page visitée 141 fois
Le Laboratoire national de santé publique (LNSP) a subi, les 27 et 28 septembre, une évaluation de son processus d’accréditation. Une équipe d’experts de l’organisme d’accréditation de la Tunisie (TUNAC) a passé en revue, pendant 48 heures, le système de management du Laboratoire national de santé publique, évalué le personnel et l’aptitude des équipements à fournir des résultats d’analyses fiables et incontestables.
Les laboratoires de mycotoxine et de traitement de résidus de pesticides du LNSP ont été sélectionnés au regard des enjeux de santé publique que posent les contaminants et de la sensibilité particulière des marchés internationaux face à la présence des mycotoxines et des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires, compromettant ainsi le potentiel d’exportation du pays. Le LNSP est engagé dans le processus d’accréditation à la norme 17025 avec l’appui du programme qualité de l’UEMOA qui a contribué à former le personnel, à financer l’acquisition d’un certain nombre d’équipements.
A l’issue de l’évaluation, les experts ont mis en évidence les points forts et les points faibles du LNSP. On retiendra la satisfecit des évaluateurs sur la qualité des infrastructures et des équipements. Des écarts mineurs et majeurs ont été relevés. A charge désormais pour les responsables du Laboratoire national de santé publique d’élaborer un plan d’action pour les solder.
Le nouveau directeur du Laboratoire, Dr Koiné Maxime Drabo, médecin chercheur, à l’issue du débriefing, a rappelé l’engagement de la direction générale à tout mettre en œuvre afin que le Laboratoire obtienne son accréditation à la norme 17025. Pour l’occasion, il avait à ses côtés le président du conseil d’administration du LNSP. L’équipe d’évaluateurs était accompagnée de la coordinatrice technique nationale du programme Qualité Burkina. Outre le LNSP, le Département de technologie alimentaire (DTA) de l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) est également accompagné dans sa démarche d’accréditation par le programme Qualité. Le DTA a reçu une équipe d’experts du TUNAC, il y a quelques semaines. La prochaine étape pour ces deux laboratoires qui sont stratégiques dans l’infrastructure qualité du Burkina, est l’audit d’accréditation initial qui ouvrira la voie à la reconnaissance des pairs et qui garantira la fiabilité et la qualité des analyses et tests de ces laboratoires.
Le programme qualité UEMOA est mis en œuvre au Burkina depuis 2005. Il est à sa seconde phase. Il s’est fixé comme objectif de contribuer au développement des capacités commerciales des Etats membres. C’est ainsi qu’il focalise ses efforts sur l’appui aux entreprises et aux laboratoires, sur la formation des ressources humaines et surtout sur le renforcement des capacités des structures de la qualité, aux niveaux national et régional, capables de gérer et d’assurer la conformité aux règles internationales du commerce et aux règlements techniques. Pour ce faire, des actions multiformes sont en cours depuis septembre 2008 dans les domaines de l’accréditation, de la certification, de la métrologie, de l’évaluation de la conformité et de la promotion de la qualité. Il est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’ONUDI. La seconde phase prend fin en décembre 2011.