Pour plus d’implication des femmes de la Sissili au développement Publié le lundi 4 mars 2013 Page visitée 69 fois
La FNZ (Fédération Nian Zwé), basée dans la province de la Sissili, a procédé au lancement officiel de son projet intitulé « Ni kanaduna nikoli » (Epanouissons-nous ensemble) en langue nouni. C’est un projet qui entend placer la femme de la Sissili au centre du développement de la province. Il est réalisable grâce à l’appui financier de l’ONG Diakonia (femmes et hommes qui changent le monde). L’atelier de lancement de ce projet a eu lieu le jeudi 28 février dernier à l’Hôtel Sissilis.
« Et chaque femme de la Sissili devient actrice principale de développement », voilà ce que l’on peut dire à la suite de l’atelier de lancement du projet « Ni kanaduana, nikoli » qui signifie en langue nuni « Epanouissons-nous ensemble ». Un projet lancé par la FNZ (Fédération Nian Zwé) qui agit depuis 1998 dans la province de la Sissili. En effet, la Fédération est partie du constat que la femme de la Sissili est un maillon faible de la scène du développement de la province. Et cela, non pas du fait d’une quelconque infirmité physique ou intellectuelle, mais du fait de pesanteurs socioculturelles qui l’empêchent de s’y impliquer. C’est pourquoi, la Fédération entend travailler pour inverser les tendances. Son président, Arzouma Namoro, l’a d’ailleurs dit : « c’est grâce à la femme que la famille s’épanouit ». Des propos qui sont soutenus par le haut-commissaire de la province de la Sissili, Anthime Sawadogo, pour qui, « certains avantages ne sont pas partagés entre l’homme et la femme dans la province ». Le premier responsable de la province en veut pour preuve « la faible capacité de prise de décision de la part de la femme, l’iniquité des moyens de production en défaveur de la femme, etc. » Le haut-commissaire ajoute que cela a comme pour corollaire la paupérisation de l’autre moitié du ciel qui est un constat avéré dans la province. Ainsi, depuis sa création, la Fédération dit scruter l’horizon à la recherche de financements qui devraient l’appuyer dans son combat contre la marginalisation de la femme. Et c’est désormais chose faite grâce à l’ONG Diakonia qui fait de l’implication de la femme au développement son leitmotiv. Dès lors, grâce à Diakonia qui l’a dotée du financement nécessaire, la FNZ peut mener à bien son combat. Elle entend singulièrement travailler à « favoriser des attitudes et comportements au sein de la Fédération qui facilitent une implication active des femmes au processus de développement », à en croire toujours son président. Comment la Fédération compte-t-elle s’y prendre ? Elle entend multiplier des ateliers de sensibilisation envers les hommes pour qu’ils libèrent les femmes afin qu’elles jouent pleinement leurs rôles dans la construction de leurs sociétés.