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Le Pays N°5364 du vendredi 24 au dimanche 26 mai 2013
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An International Recruitment Agency is recruiting for ICCO A REGIONAL INVESTMENT MANAGER (RIM) Location : Bamako-MALI

Contract duration : 1 year and an option for continuation.

Ref : TPCM513R1RIM

Détails


A LOUER

Particulier, met en location le rez-de-chaussée d’un immeuble R + 3 situé aux 1200 Logements à 100 m de l’Avenue Babangida (Ouagadougou, Burkina Faso). Disponible immédiatement.

- Sept (07) bureaux spacieux et une grande salle de réunion
- Tous les bureaux et salle de réunion climatisés
- Cour de 1500 m2 entièrement pavée
- Un garage intérieur et un garage extérieur couverts
- Cadre fleuri
- Des toilettes internes
- Face à une grande voie de 30 mètres
- Loyer mensuel : 950 000 F CFA. A débattre
- Conditions de location très souples.

Dimensions des pièces

Bureau N°1 : 21 ,64 m2

Bureau N°2 : 21,64 m2

Bureau N°3 : 19, 73 m2

Bureau N°4 : 27,50 m2

Bureau N°5 : 18,66 m2

Bureau N°6 : 38,40 m2

Bureau N°7 : 20,40 m2

La salle de réunion : 48 m2

CONTACTS :

74 74 11 25

79 43 40 18

Email : dg@lepays.bf


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Nous écrivons depuis plus de 20 ans. Maintenant, nous parlons et nous écrivons.
Grâce à  radio « Wend-panga » basée à Ouahigouya, émettant sur 92.3 FM 

Les Editions Le Pays, le premier groupe de presse privée au Burkina


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Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. Joanne Rowling

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dimanche 26 mai 2013

TERRORISME AU NIGERIA ET AU MALI

  Et si on faisait d’une pierre deux coups ?
Publié le lundi 4 mars 2013

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Le Nigeria a un surcroît de légitimité dans la lutte contre Boko Haram. En intervenant au Nord-Mali contre les groupes terroristes, la France et les armées africaines justifient pleinement l’action du Nigeria contre ses propres islamistes fondamentaux. Désormais, personne ne peut donner de leçon au Nigeria sur le caractère jugé souvent trop musclé de ses interventions. La crise malienne offre en temps réel, la radiographie et la quintessence d’un groupe terroriste : fanatisme, délinquance, intolérance et barbarie constituent le vrai visage de ces prétendus défenseurs de l’Islam. Le Mali est une belle école pour l’Afrique, et surtout pour le Nigeria. On a ainsi compris qu’il ne sert à rien de vouloir discuter avec ceux qui, en plein XXIe siècle, se croient toujours à l’ère des croisades. Ceux qui ont tenté de négocier avec Ansar dine au Mali en ont eu pour leur compte. Ils ont été poignardés dans le dos. Face aux critiques, le Nigeria a aussi tenté à plusieurs reprises de prendre langue avec Boko Haram, sans résultat. Le gouvernement nigérian, au regard de la dégradation de la situation sécuritaire consécutive à la fuite en avant des terroristes, est sans doute parvenu à une seule conclusion : ils ne comprennent que le langage de la force. Comment entamer un dialogue quelconque avec, comme le décrit Bruce Hoffman, auteur de « La mécanique terroriste », quelqu’un pour qui « la violence est d’abord et avant tout un acte sacramentel, une obligation divine » ? Voilà l’erreur que l’on a longtemps commise au Mali, en croyant pouvoir ramener à la raison les islamistes dont le logiciel, pour les idées qu’ils défendent et non leur goût pour les choses de ce monde, s’est arrêté au temps des guerres saintes. En fait, on n’a fait que perdre du temps et permettre l’enracinement profond des djihadistes. L’intervention pour les déloger s’en trouve par conséquent plus compliquée. Le Nigeria peut désormais éviter ce premier écueil.

Autre leçon de la crise malienne et des récents développements du terrorisme dans la sous-région, c’est que le phénomène Boko Haram n’est plus la seule affaire du Nigeria. La dimension transnationale du mouvement est désormais largement établie, surtout après le rapt qu’il a perpétré contre des touristes français au Cameroun. Tant qu’à faire, il faut donc terminer totalement le boulot de l’éradication du terrorisme en Afrique de l’ouest. La mobilisation en cours au Mali aurait un goût d’inachevé, si dans le même temps le cas Boko Haram n’est pas définitivement réglé. Le Nigeria devrait donc mettre son orgueil en berne, pour accepter l’aide de la communauté internationale. Après le Mali, pourquoi ne pas alors déployer une autre force inter-africaine au Nord-Nigeria ? Ce serait en tout cas ridicule, absurde et improductif pour le Nigeria lui-même, que son armée vole au secours du Mali pendant que le terrorisme continue de sévir sur son propre territoire.

Mahorou KANAZOE

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