9e SESSION DU COMITE DE PILOTAGE DU PDRD
75% d’exécution financière en 2009 malgré un contexte de crise internationale
lundi 12 avril 2010, page visitée 128 fois
Le Programme de développement rural durable (PDRD) a tenu le 7 avril 2010 dans sa salle de réunions à Yako, sa 9e session du comité de pilotage consacrée à l’examen du rapport annuel d’exécution technique et financière, exercice 2009. Malgré la conjoncture financière internationale, le taux d’exécution budgétaire de cet important projet de lutte pour la réduction de la pauvreté au Nord et au Centre-Nord a été établi pour la première fois, après quatre ans de mise en œuvre, à 74,98%. L’exécution technique est tout naturellement jugée satisfaisante. Cette session a été présidée par Jean-Paul Batieno, représentant le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques.
A l’instar des précédentes campagnes, les activités du PDRD en 2009, quatrième année d’exécution du projet et deuxième année de phase d’investissement physique, ont porté sur le renforcement des capacités des membres CVD/OPA (Comités villageois de développement/ Organisation des producteurs agricoles), la mise en œuvre d’actions pilotes de sécurisation foncière, l’aménagement d’ouvrages antiérosifs de bas-fonds et de périmètres irrigués, la construction d’infrastructures socio-économiques, l’appui-conseil et la recherche accompagnement et enfin la promotion de l’épargne et du crédit.
Au 31 décembre 2009, et selon le rapport adopté après amendement par les participants composés des acteurs de la coordination du programme, des représentants des producteurs, des autorités administratives centrales et déconcentrées et des partenaires financiers, le rythme de réalisation des aménagements et des infrastructures rurales est encourageant en dépit des difficultés ou contraintes rencontrées. Celles-ci se résument à la rareté des moellons nécessaires à la confection des cordons pierreux et à l’éloignement des carrières. La mission de revue à mi-parcours de mars 2009, tout en confirmant les énormes efforts accomplis par les communautés bénéficiaires, les structures partenaires et l’Unité de Gestion du Programme, a recommandé "la révision à la baisse des objectifs globaux d’aménagement du projet au regard des contraintes objectives", indique le rapport qui précise que les résultats atteints dans les différentes composantes témoignent de l’engagement de toutes les parties prenantes impliquées.
S’agissant de l’exécution financière, la réalisation globale est de 2 893 342 669 F CFA, soit un taux de 74,98% des prévisions de l’exercice qui s’établit à 3 858 903 262 F CFA. Par composante, la structuration paysanne a englouti la plus grande part des ressources avec 45,93%, soit 1,97% pour la sécurisation foncière (dossier complexe et blocages objectifs), 15,90% pour le développement des capacités productives et 36,20% pour l’organisation et la gestion du programme. Les contraintes pour ce volet sont relatives à l’amenuisement des ressources financières du fait de la perte de change, les difficultés de trésorerie dues au passage à la supervision directe par le FIDA, impliquant de nouvelles procédures de décaissement non encore maîtrisées par les principaux acteurs. Mais qu’à cela ne tienne, "l’Unité de gestion du programme poursuivra ses efforts de concertation et de partenariat avec l’ensemble des acteurs pour la réalisation satisfaisante et harmonieuse des objectifs prévus", conclut le rapport.
Le haut-commissaire du Passoré, Charles Eugène Nabollé, et le président du comité, dans leurs allocutions respectives, après avoir salué à leur juste valeur les performances réalisées, ont souhaité plus d’efforts, toujours et encore, en vue de résultats plus probants au cours des années à venir avec la ferme conviction que c’est la seule alternative pour contribuer à réduire la pauvreté par l’amélioration des conditions de vie des populations cibles.