TELECOMMUNICATIONS
"Planor-Afrique peut dormir sur ses deux oreilles enfin"
mercredi 14 juillet 2010, page visitée 96 fois
Commentant le verdict rendu par l’OHADA sur une affaire ayant impliqué Télécel Faso, Georges Zida estime, dans l’écrit ci-dessous, que cette dernière peut "enfin dormir sur ses deux oreilles".
Grâce à l’arrêt de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) des Etats membres de l’OHADA dont fait partie le Burkina, la holding burkinabè Planor -Afrique peut enfin dormir sur ses deux oreilles. Comment en est-il arrivé là ?
TELECEL FASO, filiale de Planor -Afrique, autre label de téléphonie cellulaire, est un héritage légalement et chèrement acquis par Planor-Afrique le 26 août 2004 avec la complicité d’Atlantique Télécom. Ces deux entités téléphoniques allaient se marier. Les tout premiers mois de noce paraissaient roses aux yeux de TELECEL FASO la nouvelle mariée. Pour autant, cette naïve ne ménagera ni son temps, ni ses moyens pour le bonheur du couple social. Erreur ! C’était sans compter avec la sournoiserie, la tricherie et la malhonnêteté de son conjoint ivoirien qui la trouvait trop belle et trop riche pour ne point en profiter au maximum.
Aussi, durant les longues lunes de miel, son conjoint la dépouilla littéralement de sa jolie robe sertie de diamant et d’or et de sa perruque argentée, la laissant dans une nudité troublante et affolante de surcroît.
Dès lors, un recours à une expertise comptable, à un audit et à une justice était devenu nécessaire et capital afin de remettre les pendules à l’heure puis de restituer à César ce qui lui appartient. Une procédure fleuve en perspective. Ainsi, suite à une requête assortie de plainte datée de février 2006, de TELECEL FASO la Burkinabè, le Tribunal de grande instance de Ouagadougou se prononça contradictoirement en faveur d’un divorce du couple et plaça sous séquestre les parts sociales d’Atlantique Télécom, l’Ivoirien condamné. Celui-ci s’insurgea tout naturellement contre ce jugement qu’il qualifia de partisan.
Il en fit appel sans succès apparent, la Cour d’appel l’ayant déclaré irrecevable. Aussi haut qu’il puisse monter, l’infortuné conjoint usa d’un ultime recours auprès de la CCJA de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) basée à Abidjan (Côte d’Ivoire).
Démarche vaine ! Cette juridiction suprême régionale s’aligna logiquement sur la décision de Ouagadougou, mettant définitivement un terme à ce marathon judiciaire le 10 juin 2010.
L’ex-riche épouse, TELECEL FASO, en l’occurrence, peut désormais refaire sa vie en toute quiétude, seule à bord du navire à convoitises. Alors, pourquoi ne pas dormir sur ses deux oreilles sans crainte d’être à nouveau spoliée ?