INSTITUTEURS PRINCIPAUX
Baptême du feu dans le bassin de Gaoua
vendredi 20 août 2010, page visitée 193 fois
Le Ministère de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation (MEBA) a organisé du 9 au 11 août 2010 la toute première conférence des instituteurs principaux (IP) au sein des différentes ENEP du pays. Le bassin de Gaoua qui a réuni les IP des Cascades, du Sud-Ouest et des sortants de l’ENSK s’est penché, à l’instar des autres bassins, sur la problématique de l’amélioration des pratiques d’encadrement pédagogique et sur deux autres thèmes secondaires.
Parlant du rôle que joue l’instituteur principal en tant que chaînon de l’encadrement pédagogique à l’école primaire, le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Komyaba Pascal Sawadogo, a fait savoir que « Qui dit principal, dit essentiel, donc incontournable ». Et ce n’est pas pour rien que le MEBA a organisé cette première conférence des IP du 9 au 11 août 2010 dans le bassin de Gaoua à l’endroit de ce maillon de l’encadrement de proximité. Pour le gouverneur qui a présidé la cérémonie d’ouverture et de clôture de la conférence, en faisant de ce voeu des instituteurs principaux une réalité, c’est une bonne option prise par le MEBA en vue de réaliser les missions qui lui sont assignées à un moment où le pays s’est engagé dans la réforme de son système éducatif. Et de relever d’autres défis tels que la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, ceux de l’éducation pour tous et l’écriture d’un nouveau plan de développement de l’éducation de base.
Et en décidant de plancher sur le thème principal « l’amélioration des pratiques d’encadrement pédagogique » et les thèmes secondaires « cadre juridique de l’éducation de base au Burkina Faso » et « la formation à distance des directeurs d’école », ce sont les capacités managériales des IP qui se verront renforcées pour le rayonnement de l’école. A travers le thème central, les participants se sont familiarisés avec des notions telles que l’accompagnement pédagogique, l’approche réflexive, la rétroaction, la technique d’animation de groupe, la formation continue et le processus de gestion.
Au terme des 3 jours de réflexion sur les différents modules, il ressort des conclusions des travaux lues par le directeur provincial de l’enseignement de base du Poni, Théophile Kiénou qu’un taux de satisfaction de plus de 91% a été recueilli auprès des participants, ces derniers ont vivement exprimé leur satisfaction en adressant au ministère de tutelle, aux partenaires ainsi qu’aux autorités locales une motion de remerciement. Mais leur attente, dira leur porte- parole, est de se voir doter des modules de la FAD/DE déjà élaborés et aussi de voir la conférence s’étaler sur 5 jours au lieu de 3 afin d’assurer une appropriation plus efficace des contenus. Toujours en vue de l’atteinte des objectifs à eux assignés, Tilka Tiolé, directeur régional de l’enseignement de base du Sud-Ouest et co-président du comité d’organisation, a salué la discipline des participants qui a permis d’atteindre les résultats escomptés. Il leur appartient cependant, une fois sur le terrain, de faire une mise en application des notions acquises, a-t-il fait savoir. La qualité de l’éducation, dira-t-il, est tributaire des stratégies qu’ils emploieront pour amener les enseignants à plus de professionnalisme dans leur métier. Mieux, de l’avis du gouverneur, les compétences acquises leur seront utiles tant dans les écoles, les groupes d’animation pédagogique qu’en toute autre circonstance.