VIE DES PARTIS
Le PAI a 47 ans
dimanche 22 août 2010, page visitée 44 fois
Le 47e anniversaire du Parti africain de l’indépendance a été commémoré le 15 août dernier. A cette occasion, voici la déclaration de son secrétaire général, Philippe Ouédraogo.
En ce 15 août 2010, le Parti africain de l’indépendance (PAI) du Burkina Faso célèbre les 47 ans de sa création en 1963 par un groupe de militants révolutionnaires réunis autour de feu Amirou Adiouma Thiombiano, son fondateur, décédé le 13 mars 1975.
A l’occasion de cet anniversaire, le Bureau exécutif central du PAI salue et félicite tous les militants, militantes et cadres du parti qui, en dépit des difficultés et des vicissitudes de la lutte politique, continuent à rester fidèles au parti et à ses idéaux. Ces idéaux étaient et restent les suivants :
1 – organiser et diriger la lutte du peuple contre la domination impérialiste et pour une indépendance véritable ;
2 – lutter pour les libertés et l’instauration d’une démocratie véritable ;
3 – lutter pour le triomphe du socialisme ; 4 - lutter pour l’unité d’une Afrique réellement indépendante.
Sous la conduite éclairée de son fondateur Amirou A. Thiombiano, et grâce au travail et au dévouement de ses responsables et militants, le parti se trouva rapidement impliqué dans la direction des luttes populaires et dans le mouvement qui ébranla jusque dans ses fondations le régime néocolonial et anti-populaire de la 1re République qui s’écroula ainsi le 3 janvier 1966.
Amirou A. Thiombiano avait une influence et un rayonnement qui allaient bien au-delà de son parti et touchaient toutes les organisations politiques et sociales dans tout le pays. Sa mort en 1975 fut ressentie par tous les patriotes comme une grande perte pour notre peuple et pour ses espoirs de libération et de progrès. La nouvelle direction du parti, prenant la vie et la lutte de Amirou Thiombiano comme modèles, réussit néanmoins à populariser la lutte anti-impérialiste, la liant à la lutte pour les libertés démocratiques et le respect des droits et de la dignité des travailleurs qui connut alors ses plus belles pages de succès et de gloire.
Ainsi s’explique la popularité des idées révolutionnaires qui finit par conduire à l’avènement du régime du CNR, le 4 août 1983, même si la direction politique de la révolution devait ensuite échapper au PAI au profit des militaires et des « activistes révolutionnarisés » par la lutte pour les postes et le pouvoir. Moins d’un an après le 4 août 1983, le PAI se démarquait donc du CNR et se retirait de tous les organes dirigeants du régime en août 1984. Les contradictions politiques et personnelles au sein du CNR aboutirent quelques années plus tard à sa chute et à l’assassinat de son chef le 15 octobre 1987, ouvrant la voie à une remise en cause complète de l’orientation révolutionnaire, et au retour à une vie constitutionnelle.
Après avoir pris une part active et remarquée au travail de la Commission constitutionnelle qui devait consacrer l’Etat de droit au Burkina, c’est le 11 avril 1991, durant la période préparant l’adoption de la Constitution de la 4e République, que le PAI deviendra un parti légalement reconnu. Depuis, il a participé, seul ou en alliance avec d’autres formations politiques, à la plupart des scrutins politiques.
A partir de 1998, des manœuvres de division ourdies de l’extérieur du parti ont cherché à l’affaiblir et même à remettre en cause son existence, exploitant les prétentions égoïstes d’opportunistes en son sein qui, se détournant des positions du parti, ont espéré assouvir leurs ambitions personnelles, en pactisant avec le pouvoir contre le parti.
Depuis 2000, notre parti est ainsi confronté à la non- reconnaissance par l’Administration de la direction dont il s’est dotée tant à l’issue de son 2e congrès extraordinaire des 5 et 6 février 2000, convoqué conformément à une résolution du comité central extraordinaire du 12 septembre 1998, que des autres congrès qui l’ont suivi.
Mais en ce 47e anniversaire, le PAI et ses militants, forts des exemples que leur ont légués l’histoire du parti, son fondateur et ses premiers dirigeants, proclament devant le peuple et à la face de leurs ennemis qu’ils continueront la lutte pour faire respecter leurs droits légitimes et promouvoir les idéaux du parti. Et cette lutte continuera jusqu’à la victoire finale contre les ennemis du parti, de la justice et du peuple !
Ouagadougou le 14 août 2010
Pour le Bureau Exécutif Central du PAI
Le Secrétaire général
Philippe OUEDRAOGO