Le Pays
jeudi 2 septembre 2010
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La pratique régulière du sport regorge de vertus pour la bonne santé de ses adeptes. Cela est connu. De ce fait, il est conseillé à tout un chacun de pratiquer ne serait-ce qu’un sport de maintien. Mais, l’on peut constater qu’au Burkina, en dehors des cas où le sport est obligatoire (sport de masse (...) lire la suite...



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Le Pays N°4690 du jeudi 02 septembre 2010
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MODESTE YAMEOGO DIT NAABA SAAGA 1er DE ISSOUKA

Le chef traditionnel aux trois casquettes
jeudi 26 août 2010, page visitée 75 fois

Cadre des Nations Unies, fidèle chrétien pratiquant et chef traditionnel de Issouka depuis 2005, Naaba Saaga 1er concilie des qualités pas toujours évidentes. Modeste Yaméogo, de son vrai nom à l’état civil, est un homme à multiples casquettes et il s’en accommode assez bien. Il aménage son temps pour allier ses responsabilités de chef traditionnel, de chargé de communication et de plaidoyer à l’Unicef, de père de famille et de fidèle chrétien sans que l’une ne prenne le dessus sur l’autre.

Modeste Yaméogo a été intronisé par Naaba Salem de Lallé le 29 janvier 2005 à Koudougou pour succéder à son grand-père Naaba Boulgou. Une première sortie avec une toge rouge et un sabre, une deuxième sortie avec une toge blanche, enfin une troisième sortie avec une toge multicolore. Chaque tenue avait une signification particulière. Ainsi se résumait le scénario de la cérémonie solennelle du Nabasga du chef de Issouka le 27 mars 2010. Modeste Yaméogo prit ainsi le nom de Naaba Saaga 1er et choisit trois noms de guerre comme programme de vie : Kougri, Sigri et Saaga. Tous sont en rapport avec son environnement.Naaba Saaga 1er fait partie des chefs traditionnels les plus soucieux de la sauvegarde des valeurs traditionnelles de l’empire moaga. Il faut maîtriser sa tradition sinon, on ne va pas réussir le geffage.On ne sera ni Français, ni Anglais, ni Peul, ni Mossi", soutient Naaba Saaga.Tant qu’on ne s’appuiera pas sur notre culture, nos traditions, notre développement restera au stade de concept, a-t-il ajouté.Il confesse, par ailleurs, que la tradition, la culture, c’est la batterie de sa vie,c’est l’énergie qui lui permet de fonctionner, c’est le fondement de sa vie.

Ce chef traditionnel, vous l’aurez rencontré à Ouagadougou en costume et cravate, dans son bureau à l’Unicef où il officie comme chargé de communication et ce depuis 1999. Il y est entré 7 ans auparavant comme documentaliste, assistant, chargé d’information. En plus du plaidoyer, des relations extérieures et de la mobilisation des ressources en relation avec les comités nationaux pour l’Unicef, il a contribué fortement à la création du Parlement des enfants du Burkina Faso. Modeste Yaméogo, fier de sa culture, n’a pas seulement été bercé par la tradition moaga, mais aussi par la religion chrétienne (il a passé 12 ans de sa vie au séminaire chez les Camilliens). Fidèle chrétien pratiquant, Modeste souhaitait être prêtre. Même Naaba, Modeste, père de trois enfants, continue d’être un fidèle chrétien pratiquant. Il précise qu’être chef traditionnel et fidèle chrétien n’est pas du tout antinomique. "La foi doit contribuer au bien-être de l’homme"a-t-il expliqué. Le fonctionnaire des Nations unies,intronisé Naaba de Issouka, prend l’engagement de faire rayonner la culture moaga.

Source : Lefaso.net

Synthèse de Yanninck Sankara

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