JUBILE D’OR DE LA RNB
Gagner le pari de la numérisation
dimanche 25 octobre 2009, page visitée 234 fois
Le 25 octobre 2009, a eu lieu la cérémonie officielle du jubilé d’or de la Radiodiffusion nationale du Burkina (RNB), dans l’enceinte de la maison de la Radio. Rehaussée par la présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles la présidente du Conseil supérieur de la communication et des membres du gouvernement, ainsi que des pionniers de la RNB, cette célébration a été marquée par les allocutions de la présidente du comité d’organisation, du directeur de la radio, du parrain Lucien Marie Noël Bembamba, du ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, ponctuées de prestations d’artistes musiciens.
Le 25 octobre 2009, la Radiodiffusion nationale du Burkina (RNB) a eu 50 ans d’existence, un âge d’or. Pour marquer d’une pierre blanche cet événement, le comité d’organisation a choisi ce jour pour l’apothéose des activités commémoratives du jubilé d’or de la radio. Animée par Marguerite Doannio et Gabriel Barrois, respectivement journalistes à la télévision et à la radio nationale, la cérémonie officielle a débuté par l’exécution de l’hymne national chanté par l’artiste burkinabè Wendy et repris en choeur par 40 choristes habillés aux couleurs nationales, dans un accompagnement parfait au piano et à la trompette. Après l’écoute d’un morceau du discours d’ouverture de la RNB prononcé par Feu le président Maurice Yaméogo le 25 octobre 1959, place fut faite aux allocutions. Dans son mot de bienvenue aux différentes personnalités venues rehausser de leur présence l’éclat de la manifestation, la présidente du comité d’organisation, Batouré Lamizana, a d’abord traduit sa reconnaissance aux responsables de la communication qui ont pris l’originale décision de confier l’organisation du cinquantenaire de la radio à des femmes, signe de leur attachement à la promotion de la gent féminine.
Après avoir rendu un vibrant hommage aux pionniers de la radio, à qui des attestations de reconnaissance ont été décernées, Ouézen Louis Oulon, directeur de Radio Burkina, a présenté les différents défis qui attendent la doyenne des radios burkinabè. Ce sont essentiellement l’extension de son rayon de diffusion et la numérisation, d’ici à 2015, de son système de collecte, de traitement et d’émission de l’information. Et le parrain, Lucien Marie Noël Bembamba, ministre de l’Economie et des Finances, de rassurer ses filleuls du soutien du gouvernement, qui remettra à la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), dans les prochains jours, du matériel de tournage et de numérisation d’une valeur de plus de 66 millions de F CFA. Une promesse qui a réjoui plus d’un, et qui a été saluée à sa juste valeur par Filippe Savadogo, ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication. Quant au site web de la radio - www.radionationale.bf -, il est désormais opérationnel, les autorités ayant effectué son lancement à la fin de la cérémonie. Mais avant ce dernier acte, le gâteau d’anniversaire fut coupé pour marquer les 50 ans de la RNB et, par anticipation d’un jour, les 50 ans de Yacouba Traoré, Directeur général de la RTB.
Le sens du jubilé...
Ouézen Louis Oulon, directeur de Radio Burkina
"Sous le signe de la numérisation du système"
"Ce jubilé d’or de Radio Burkina est une opportunité pour nous de nous donner une nouvelle dynamique. Pas parce que ceux qui ont travaillé pendant 50 ans n’ont pas bien travaillé, mais pour les féliciter d’avoir bien entretenu cet outil et de nous le laisser sans rouille. Actuellement, il y a des exigences d’équipement, notamment la numérisation pour laquelle nous sommes déjà à près de 40%, et d’ici à 2010, nous comptons pouvoir couvrir tout le système de collecte et de traitement de l’information. Puis, nous l’étendrons au système d’émission. Pour cela, nous disons merci au gouvernement qui a consenti plus de 60 millions pour l’organisation de cette rentrée et qui a pris l’engagement de nous accompagner avec déjà une promesse de matériel. Ce cinquantenaire, nous le plaçons aussi sous le signe de l’amélioration qualitative du contenu de nos programmes. Dans une perspective immédiate, nous allons aller à 1h du matin, puis 2h, et lorsque nous aurons le matériel, ça sera l’explosion du non-stop. Quelle que soit la puissance de nos émetteurs, nous ne pouvons pas atteindre tous les Burkinabè de l’étranger, mais Internet nous permettra désormais de le faire, car nous devons beaucoup à ces auditeurs."