Le Pays
jeudi 2 septembre 2010
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La pratique régulière du sport regorge de vertus pour la bonne santé de ses adeptes. Cela est connu. De ce fait, il est conseillé à tout un chacun de pratiquer ne serait-ce qu’un sport de maintien. Mais, l’on peut constater qu’au Burkina, en dehors des cas où le sport est obligatoire (sport de masse (...) lire la suite...



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Le Pays N°4690 du jeudi 02 septembre 2010
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GREVE DES AGENTS DE LA BICIA-B

Les délégués du personnel seront-ils licenciés ?
dimanche 25 avril 2010, page visitée 1036 fois

Entamée le mardi dernier, la grève sous forme de sit-in des travailleurs de la Banque internationale pour le commerce, l’industrie et l’agriculture du Burkina (BICIA-B) a été interrompue le jeudi 22 avril 2010 par une reprise du travail par les agents de la banque. Cette trêve n’a pas dépassé 24 heures, et les délégués du personnel ont expliqué à la presse le vendredi dernier que la présence des policiers et le retour du Directeur général de l’institution financière, Luc Vidal, ainsi qu’un probable licenciement des quatorze délégués, les obligent à cesser à nouveau le service.

Alors que les clients de la Banque internationale pour le commerce, l’industrie et l’agriculture du Burkina (BICIA-B) croyaient avoir enfin aperçu le bout du tunnel après deux jours de va-et-vient sans la moindre lueur d’espoir d’être servis, les nouveaux événements les ont fait déchanter. En effet, après avoir suspendu leur grève le jeudi 22 avril 2010, les travailleurs de cette banque l’ont reprise le lendemain, au grand dam des fonctionnaires y affiliés, surtout en cette fin du mois. Lors d’une conférence de presse animée par les délégués du personnel de la BICIA-B le vendredi dernier, sous le hall, l’accès aux locaux leur ayant été interdit, selon eux, ceux-ci ont rappelé les raisons de leur mouvement, donné celles de son interruption et de sa reprise. La trêve du jeudi a eu lieu, selon Alassane Onadja de la CGT-B, parce que Luc Vidal, Directeur général (DG) de la BICIA-B dont les travailleurs réclament la démission, a quitté son bureau à un certain moment, ce qu’ils auraient assimilé à une démission. Une arrivée de la police et le retour du DG les auraient donc poussés à reprendre leur grève sous forme de sit-in, interrompant ainsi le traitement des salaires qu’ils avaient commencé. A ces deux raisons, s’est ajoutée une autre, à savoir, selon Djélika Niodogo, déléguée du personnel, un probable licenciement des quatorze délégués du personnel de la banque. Et ils ont pris cette information au sérieux d’autant plus qu’elle a, à en croire les termes de leur déclaration, comme source, des personnes assermentées dont des huissiers de justice. La situation semble donc se compliquer davantage car les travailleurs ont affirmé que ces derniers événements en rajoutaient aux différentes revendications et préoccupations déjà contenues dans leur plate-forme en 24 points, la principale demeurant le départ de l’actuelle équipe dirigeante. Au climat social qu’ils jugent délétère, se serait ajoutée une double insécurité due à la présence de la police et à la menace de licenciements, conditions rendant impossible la reprise du travail. Et à la question de savoir s’ils seraient prêts à reprendre le service, au cas où tous les points de leur plate-forme seraient satisfaits, excepté la démission des responsables de la banque, leur réponse a été sans appel : « Nous ne travaillerons plus jamais sous la direction de l’équipe actuelle. » Alors que les délégués s’entretenaient avec la presse, des membres des coordinations Uni Burkina et Afrique, des regroupements de plusieurs syndicats, et la Fédération syndicale des banques, assurances et établissements financiers, du commerce et de l’industrie (FESPACI), en atelier dans un hôtel de la place, sont arrivés à la BICIA-B pour soutenir leurs camarades.

Honoré OUEDRAOGO

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