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Le Pays N°4549 du mardi 09 février 2010
MASSACRE DU 28 SEPTEMBRE EN GUINEE
Un rapport accablant pour la junte
jeudi 29 octobre 2009, page visitée 965 fois
« Les forces de sécurité ont encerclé et bloqué le stade, puis ont fait irruption à l’intérieur avant de commencer à tirer froidement sur les manifestants jusqu’à ce qu’elles n’aient plus de balles. Elles ont commis des actes atroces, des viols collectifs et des meurtres de femmes, sous les yeux de leurs commandants. Ce n’était pas un accident. » Voilà ce que déclare Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique à Human Rights Watch après le dépôt du rapport de son organisation sur les événements du 28 septembre à Conakry. Le rapport fourmille de témoignages accablants sur la barbarie des auteurs de ce qu’il est convenu d’appeler un guet-apens parce que le crime aurait été prémédité selon les auteurs du rapport. Circonstance aggravante s’il en est. La réaction de la junte est très attendue face à des accusations aussi graves. Aux premières heures du drame, la junte a voulu faire croire à une bavure, une opération qui a mal tourné. Cet argument est balayé du revers de la main par les conclusions du rapport. Le 28 septembre dernier, les militaires ont transformé le stade en une véritable souricière, violé, tué puis tenté de dissimuler certains corps.
C’est le tout premier rapport d’envergure internationale sur le massacre. Il provient d’une ONG dont l’indépendance ne saurait faire l’objet de doute. Toutefois, ce n’est pas encore l’enquête criminelle attendue, celle qui d’un point de vue pénal permettra de diligenter des poursuites judiciaires contre les auteurs du pogrom du 28 septembre. Human Rights Watch l’appelle d’ailleurs de tous ses vœux afin que la lumière soit faite à jamais. La balle est désormais dans le camp de l’Union africaine et des Nations unies.
Ce rapport éclaire un peu plus les circonstances dans lesquelles les événements du 28 septembre ont eu lieu. S’il permet de comprendre les faits, il n’est pas exclu qu’il contribue à accentuer la fracture entre l’opposition politique et les militaires et surtout celle entre les Guinéens. Le rapport l’évoque, il y a eu des relents ethnicistes dans la perpétration des crimes. La Guinée comme tous les pays africains connaît ce clivage parfois latent, parfois ouvert. Tous laissent croire que cet ingrédient-là a corsé un peu plus la répression. Et c’est la plus grande menace qui pèse sur ce pays. La conquête ou la sauvegarde du pouvoir ne doit pas conduire au repli identitaire. Avec une junte dont le chef dit ne pas maîtriser ses hommes, le risque de voir l’anarchie s’installer dans le pays est de plus en plus grand. La prochaine rencontre des protagonistes de la crise guinéenne à Ouagadougou sera essentielle pour calmer le jeu et définir ensemble la voie de sortie de crise. La junte a certes le dos au mur, mais il faut éviter de lui donner des arguments de créer la chienlit pour gouverner ainsi dans l’anarchie et surtout dans l’impunité des crimes qu’il a commis. Le facilitateur devra faire appel au sens patriotique des parties. La stabilité du pays est en jeu.
Par Abdoulaye TAO
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Messages de forum
30 octobre 2009 08:30, par M.Houille
Il faut souhaiter un retour rapide de la paix dans ce pays, car si la situation venait à devenir explosive, c’est toute la sous région qui va en pâtir.Il faut que le Facilitateur réussisse à colmater les brèches pour nous éviter de revoir ce qui s’est passé au Libéria et qui donne encore aujourd’hui la chair de poule.
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31 octobre 2009 19:19, par Sidbèè ( En Quête de Vérité )
Merci Toi Auteur de cet Article pour ton analyse
Sans vouloir offenser la MEMOIRE des VICTIMES du carnage, je voudrais poser quelques questions à Human Rights Watch :
Qu’est-ce qu’un massacre PREMEDITE ? Qu’est-ce qu’un massacre NON PREMEDITE ? Quelle est la difference entre massacre PREMEDITE et massacre NON PREMEDITE ?
Selon les rapports, il y a eu plus de victimes Peuls.
Question : Est-ce que les "soldats bandits de grand chemin " tuaient sur presentation de PIECE D’IDENTITE ?
Peut-être est-ce parce la manifestation recelait déja un biais ethnique, de ce fait composé de plus de Peuls.
Dans tous les cas, il nous faut savoir que ces RELENTS d’ETHNOCENTRISME ont BEL et BIEN existé avant l’ERE DADIS.
Ne serait-ce pas une incitation à la haine ethnique que de dire que "ces massacres constituent un crime contre l’humanité en raison du caractère ethnique du carnage ", comme l’ont rapporté d’autres écrits ? Drôle de paralogisme !
Vivement que LUMIERE soit faite sur les responsabilités !
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1er novembre 2009 18:16, par WALIDH
Ce débat qui anime la presse africaine et internationale doit inquiéter plus d’un de par son ampleur. Rien ne peut justifier ce massacre. Mais prenons une petite distance quant à la lecture de cette question au plan international. Le sol africain couvre des centaines de charniers réaliser au vu et au su de tous et passés sous silence. Certes on ne doit pas continuer de jouer la carte de la tolérance. Mais soyons prudent même quand il s’agit de vider une poubelle. Lisons plutôt entre les lignes et situons les vraies responsabilités.
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Justement il ne faut pas situer les responsabilites d’un seul cote,les organisateurs ont braver l’interdiction, pourquoi vouloir coute que coute manifester le 28 Septembre connaissant bien les risques encourues. Ce sont eux les premiers responsables LA PREUVES ILS SONT TOUS SORTIS INDEMMES
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