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Le Pays N°4549 du mardi 09 février 2010
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REFORMES AU GABON

Jusqu’où ira Bongo ?
mardi 24 novembre 2009, page visitée 481 fois

Ali Bongo Ondimba a décidément pris le taureau gabonais par les cornes. Ses compatriotes ne peuvent pas dire qu’ils en sont vraiment étonnés. Toutes les mesures nouvelles en cours ont été annoncées, soit au cours de la campagne présidentielle, soit au cours du premier Conseil des ministres qu’a dirigé le fils de père.

Après avoir limité de manière drastique le nombre de portefeuilles ministériels et pris un décret interdisant aux Gabonais d’être à la fois fonctionnaires et dirigeants de syndicats, de partis politiques ou d’associations, le nouveau locataire du Palais de front de mer de Libreville vient encore de frapper un autre grand coup. Par l’intermédiaire du ministère chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Ali Bongo Ondimba a fait mettre en oeuvre l’opération de recensement des agents de l’Administration en vue de l’audit de la Fonction publique gabonaise. L’objectif officiel de la mesure vise à ’’maîtriser l’effectif, la masse salariale des agents publics, l’efficacité et l’efficience de la dépense publique’’. En réalité, il s’agit plutôt de traquer et de débusquer les fonctionnaires fantômes qui retardent le fonctionnement normal des institutions de l’Etat et partant, le développement du pays. En vérité, cette opération mériterait d’être menée dans toutes les administrations publiques africaines au Sud du Sahara. Les problèmes y sont presque les mêmes en la matière.

Les 40 années de règne de Feu El Hadj Omar Bongo Ondimba ont semé du désordre et du laxisme dans le champ gabonais. De mauvaises habitudes ont solidement implanté leurs racines. L’Administration gabonaise était devenue le lit de la malgouvernance. Pour marquer la rupture et la différence d’avec son père, ce passage en force était obligé pour Bongo fils. C’est pourquoi il faut saluer cette initiative du Président qui ose s’attaquer à des problèmes qui tirent son pays vers le fond de l’abîme. Ali Ben Bongo a donc le mérite d’essayer.

Le doute est cependant permis quant à la réussite de son ’’opération mains propres’’. De nombreuses questions taraudent les esprits : jusqu’où Ali Bongo peut-il aller ? Le laissera-t-on faire ? Ne reculera-t-il pas à l’épreuve du terrain ? Ali Bongo est bien conscient que la tâche à laquelle il s’attaque est titanesque. Il fera certainement beaucoup de mécontents car des intérêts privés, appartenant à de gros bonnets, seront menacés. Quelle sera alors la réaction de ceux à qui les mesures ne profitent pas ? A côté du Gabon, Paul Biya a entrepris au Cameroum l’opération ’’Epervier’’. On attend toujours de voir les conclusions.

Ali Bongo a bien envie de faire du Gabon un pays émergent. Il doit s’armer de patience. On ne détruit pas en un tour de main les tares d’un système qui a vécu pendant quarante ans. Les piliers en second de la Françafrique qui ont tourné autour du père pendant ce long régime attendent sans doute le fils au tournant. Il faut croire que la seule bonne volonté ne suffit pas dans ce pays face à l’ampleur des dégâts moraux et matériels. De fait Ali Bongo risque d’évoluer vers une rupture à la Sarkozy.

Par Boureima OUEDRAOGO SONRE

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2 Messages de forum

  • REFORMES AU GABON

    25 novembre 2009 02:41, par sniper de chicado

    c’est quoi cet article ? vous ne donnez que votre point de vue comme si les mesures vous touchaient personnelement. il a annonce les couleurs pendant la campagme. et Ali est aussi issue de ce milieu que vous semblez craindre tant. de grace, il faut encourager les president qui osent le changement.

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  • REFORMES AU GABON

    25 novembre 2009 19:15, par Lecitoyen

    Je pense que tous les pays africains dans leur majorité doivent initier ce type de netoyage.L’administration publique est le nid de l’inconscience professionelle.Quand y a eu opération billetage au Burkina ce sont des millions de francs qui été sauvés,C’est dire que y a beaucoup de fonctionnaires fictifs.On ne peut que encourager ce type d’initiative de la part de Ali.Il doit montrer qu’il n’est pas le fils de Omar pas dans un mauvais sens.Il faut le changement et partout en Afrique les populations n’attendent que cela

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