CINEMA
POUR UNE MEILLEURE APPREHENSION DES COSTUMES
mercredi 7 avril 2010, page visitée 123 fois
La formation sur les costumes à travers le projet "leçon de cinéma"
initiée dans le cadre des accords de la commission mixte permanente de coopération entre le Burkina Faso et la Communauté française de Belgique (CFB) s’est déroulée à l’Institut supérieur de l’image et du son. C’était du 22 au 26 mars 2010 à Ouagadougou.
"Créer des opportunités d’échanges entre d’une part, étudiants de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS) et des professionnels dans les métiers du cinéma, et ce, en complément des acquis de la formation dispensée à l’ISIS et d’autre part, des échanges entre professionnels du cinéma du Burkina Faso et de la Belgique".
C’est l’objectif visé par ce projet intitulé "leçon de cinéma" sur les costumes qui consiste, selon Michel Saba, directeur des études et des stages de l’ISIS, à accueillir des experts de la Communauté française de Belgique (CFB) dans les métiers du cinéma pour échanger sur leurs expériences professionnelles. Quatre jours durant, Agnès Dubois, expert belge en matière de costumes, a mis à profit son séjour au Burkina pour des séances de formation basée sur des projections de films suivies d’échanges. Aux dires de cette costumière, le costume se definit comme étant le premier habit d’un comédien. C’est son premier univers. Pour elle, un costume, s’il ne se remarque pas, c’est qu’il est juste. Un costume doit être juste, pas forcement beau, car il y a des personnages qui ne doivent pas faire un défilé de mode. C’est être en harmonie et servir le scénario. A titre d’exemple, elle a laissé entendre que : "Si vous avez choisi pour votre comédien principal un costume de couleur ocre parce que vous avez voulu qu’il soit un peu fondu dans le décor, et puis tout d’un coup, vous vous rendez compte qu’il y a des figurants qui portent un tee- shirt rouge ou vert presque flash, vous allez regarder les figurants plus que votre comédien principal. Et là, il y a erreur de costume, alors donc, c’est que le costume est raté". En somme, pour la costumière belge, si vous posez trop de questions sur le costume, c’est qu’il est au service des histoires à raconter.
Barry Abibata, secrétaire générale de la Fédération burkinabè des ciné-clubs s’est dit heureuse de cette initiative de formation des jeunes. "Nous n’avons pas l’habitude d’avoir des formations sur le volet costume. C’est une première, et les jeunes sont curieux de découvrir ce métier. Donc, c’est très important pour nous d’être formés en la matière", a-t-elle relevé. Quant à Richard Evindi, étudiant gabonais en 2e année section technique de l’ISIS, il s’est dit satisfait de la technique de formation de Agnès Dubois qui, pour mener à bien son objectif, a utilisé des films burkinabè pour mettre en exergue par exemple les costumes par rapport aux décors et à la lumière. "Ce qui m’a le plus marqué, c’est le commentaire fait sur le film support "la femme de Gilles" de Frédéric Fonteyne. Nous avons bien apprécié les costumes utilisés dans ce film qui met l’accent sur les costumes de l’époque", a-t-il conclu. La costumière a été assistée par Martine Somé, une des personnes ressources évoluant dans ce domaine au Burkina Faso.