VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE EN MILIEU SCOLAIRE
Une étude afin de mieux agir
mercredi 7 avril 2010, page visitée 266 fois
Le mardi 6 avril 2010 a été restituée, lors d’un atelier à Ouaga 2000, une étude sur les violences basées sur le genre en milieu scolaire.
L’école est un lieu de formation, d’éducation et d’épanouissement aussi bien des formés que des formateurs. Un environnement sain et dépourvu de turbulences est le gage de cet épanouissement. Ce qui tend de plus en plus à ne plus être le cas de nos jours. Attaques verbales, injures, insultes, intimidations, harcèlements sexuels, viols, bref, autant de formes de violences rencontrées dans les enceintes des établissements scolaires. Ce qui, bien entendu, handicape et freine le plein épanouissement du système éducatif. Les autorités en charge de ce domaine qui figure parmi ceux les plus vitaux pour une nation ont sans doute été alertées. D’où cette étude qui a été commanditée en 2008 et dont la restitution a eu lieu ce mardi 6 avril 2010. A l’ouverture, étaient présents, entre autres, le Secrétaire permanent du CONAPO, W. Delphine Barry et le représentant du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (MESSRS), Roger Tapsoba. Delphine Barry, en prélude à l’ouverture de l’atelier, a rappelé que l’étude a été financée par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), à partir d’un besoin exprimé par la Direction générale des enseignements spécifiques (DGES) et la direction de l’Education en matière de population (EmP) en vue d’une réfrome de l’enseignement. Après un bref rappel historique où le SP du CONAPO a rafraîchi la mémoire des participants sur l’EmP, qui a permis aux filles porteuses de grossesse indésirée de poursuivre leurs études, elle a insisté sur l’aspect renforcement des capacités de l’EmP. Delphine Barry fonde l’espoir que l’introduction des thèmes émergents issus de l’EmP dans les disciplines classiques d’enseignement, alliée au processus de réforme de l’éducation, pourrait apporter des solutions aux questions de violences en milieu scolaire. Pour palper les contours réels et exacts du phénomène, cette étude d’envergure nationale a été menée par le SP/CONAPO. Elle s’est préoccupée particulièrement des violences basées sur le genre en milieu scolaire, c’est-à-dire au primaire et au secondaire. "Le phénomène est bien réel dans tout le pays et dans tous les établissements scolaires : publics ou privés, mixtes ou non, laïcs ou confessionnels". Telle est la conclusion de Delphine Barry, fondée sur les résultats de l’étude, étude menée par le bureau d’étude ARC (Appui recherche-action conseils). Violences verbales, physiques, psychologiques, sexuelles sont perpétrées aussi bien par les élèves que par leurs encadreurs ; subies autant par les disciples que par les maîtres. Du fait de leur vulnérabilité, les filles et les femmes payent le plus lourd tribut. Des questions se posent également, dont celle sur l’utilisation de la chicote à l’école primaire, les cas d’abus sexuels sur les élèves qui sont restés impunis, etc. Comme l’a rappelé Roger Tapsoba, en référence ainsi à l’esprit de la loi, nul n’a le droit de porter atteinte à l’intégrité physique ou morale d’autrui. Pour respecter donc l’esprit de ladite loi, des recommandations, des suggestions et des interpellations ont été faites dans cette étude à l’endroit des décideurs politiques, des encadreurs, des parents d’élèves et des élèves. Les décideurs des ministères des enseignements de base et du secondaire pourront alors avoir de quoi s’adosser afin d’améliorer l’environnement dans lequel évoluent les élèves et leurs encadreurs et éviter ainsi qu’école rime avec champ de bataille et/ou violences.