FETE DU TRAVAIL A MANGA
Les travailleurs catholiques au CMA et à la maison d’arrêt
mardi 18 mai 2010, page visitée 69 fois
En plus des manifestations habituelles qui marquent le 1er Mai, l’Action catholique des travailleurs (ACT) de Manga a voulu apporter une autre touche à la fête du travail. Ce jour a été l’occasion pour elle de poser des actes en faveur des nouveaux - nés et des pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction de Manga.
Il y a au moins dix ans que l’ACT existe. Pour la commémoration de la fête du travail cette année, elle a voulu la marquer aussi bien spirituellement que par des actes concrets. Sur le plan spirituel, les membres ont consacré trois jours à la prière. Et le samedi 1er mai 2010 à la messe des travailleurs, ils ont pris une part active à la célébration en assurant le service d’ordre, la lecture des annonces, la quête du jour et en appuyant la chorale. Sur le plan matériel, l’ACT a reçu des dons en nature et en espèces qui ont permis de toucher un grand nombre de bénéficiaires.
Ce sont d’abord les nouveau-nés du CMA de Manga qui ont reçu la visite des travailleurs. Les malades hospitalisés étaient les cibles initiales.
Heureusement, les lits du CMA étaient vides ce 1er mai. Les travailleurs ont donc partagé la joie du jour avec les heureuses mères et leurs bébés, qui ont reçu des habits et du savon. Ensuite, l’ACT a voulu, selon son président Auguste Marie France Yaogo, "partager la joie du jour avec ceux qui ont l’esprit à tout sauf à la fête, qui manquent de liberté et de santé, les pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction de Manga". Une femme qui y séjourne avec son enfant d’environ deux ans a reçu une moustiquaire, des plats et des vêtements pour l’enfant. Après un don symbolique, les autres pensionnaires, avec lesquels la délégation de l’ACT s’est entretenu dans la cour, ont reçu aussi des responsables de la Maison, des vêtements selon les degrés de besoins, le don étant largement insuffisant par rapport au nombre de pensionnaires et l’état de besoin dans lequel la plupart d’entre eux se trouvent manifestement. Les autorités pénitentiaires ont salué l’acte posé par l’ACT.
Pour Auguste Yaogo, ce que l’ACT a pu mobiliser était inattendu. "On n’espérait pas autant", a-t-il dit. Il souhaite que chacun pose au quotidien des actes de solidarité. L’ambition de l’ACT selon son président est d’avoir une dimension diocésaine.